Le haut-niveau reste aujourd’hui encore le rêve de nombreux sportifs pratiquant le sport dès leur plus jeune âge. Un milieu courtisé mais parfois difficile d’accès.
Aujourd’hui, de nombreux pôles vont recruter les jeunes sportifs pour en faire les champions de demain. Mais comment ces structures fonctionnent-elles ? Comment fait-on pour devenir sportif de haut niveau ?


Un processus précis

Commençons par définir plus clairement ce que nous pouvons entendre par « sportif de haut niveau ».
Être sportif de haut niveau, c’est avoir un statut qui permet aux meilleurs athlètes et espoirs de se consacrer à leur sport dans les meilleures conditions. Une position qui ne compte que peu d’élus et qui ne dure souvent que quelques années. C’est forcément des années de travail qui demandent de la rigueur et du temps, autant dans la vie professionnelle que privée. Aujourd’hui, les différents pôles espoirs, centres de formation permettant d’aller dénicher les futurs grands sportifs, n’hésitent plus à intégrer dans leurs effectifs, des jeunes à peine âgés de 14/15 ans.

La force de ces différents pôles ou centres, c’est la capacité de développer des programmes en accord avec les études qui permettent à de nombreux jeunes de se lancer tout en gardant les mêmes chances de réussite scolaires que les autres élèves d’une même classe. Les classes à horaires aménagés ont fortement contribué à l’augmentation exponentielle des jeunes rejoignant les pôles espoirs. De nombreux champions tels que Martin Fourcade ou encore Emilien Jacquelin (Biathlon) sont passés par ces classes là pour commencer à construire leur carrière.

Ce processus ne convient pas forcément à tout le monde et de nombreux individus finissent par craquer à un moment donné. La pression reposant sur les épaules de nombreux jeunes sportifs se fait trop lourde et peut aussi entraîner un certain « mal être ». Des méthodes différentes selon les pôles espoirs qui ne conviennent pas à tous les jeunes.

 

Le passage par la formation

Comme nous l’avons précisé précédemment, tout commence aux alentours de 14/15 ans. Dès le collège, les jeunes sportifs intègrent des pôles espoirs, des centres de formation. Une façon de pouvoir se concentrer pleinement à leur sport et de pouvoir débuter une formation plus poussée qu’auparavant. C’est un passage devenu presque obligatoire dans une grande majorité des cas pour accéder au statut de sportif de haut niveau. Ce statut, reconnu par l’État, peut arriver assez tôt dans la jeune carrière du sportif. Dès l’âge de 16 ou 17 ans, certains jeunes sportifs décrochent ce statut et sont donc inscrits sur « liste ministérielle ».  Une fois cette liste intégrée, les sportifs peuvent donc rêver d’intégrer plus ou moins rapidement les équipes de France ou les effectifs professionnels de différents clubs.

Avec des infrastructures de plus en plus performantes et innovantes, les conditions dans lesquelles les sportifs évoluent sont optimales pour leur permettre de réaliser les meilleures performances possibles. Un réel progrès ces dernières années qui joue aussi dans le croissance du nombre de jeunes intégrant ces structures. Mais comme nous l’avons dit précédemment, peu de jeunes réussissent à faire partie des meilleurs dans leur sport et la pression qui repose sur eux n’est pas toujours facile à gérer à leur âge.

 

La difficulté de devenir sportif de haut-niveau

Devenir athlète de haut niveau rime aussi avec sacrifices. Pour arriver au meilleur niveau du sport que l’on pratique, il faut savoir mettre de côté certaines choses de notre vie au cours de notre jeunesse notamment. Pendant l’adolescence, la progression bat son plein et c’est une des phases les plus importantes pour le futur champion.
Mais pour réaliser ses rêves, le jeune sportif doit suivre des régimes alimentaires stricts, les sorties ne feront plus partie de son quotidien, les interactions sociales peuvent être limitées notamment en période de pandémie comme celle que nous vivons actuellement. Une privation qui peut être difficile à vivre pour l’athlète.
De nombreux jeunes perdent aussi cette envie de devenir sportif de haut niveau au fur et à mesure des années. Mais heureusement, cela reste une minorité. La plupart des sportifs de haut niveau réussissent à s’y tenir et cela durant toute leur carrière. Aujourd’hui, cet aspect-là est devenu primordial pour faire carrière.

Mais ce n’est pas tout, pour réussir au haut niveau, la rigueur est un aspect non-négligeable. Les heures d’entraînements s’intensifient au fil des années et les jeunes comme les sportifs expérimentés doivent être très rigoureux sur leur travail quotidien. C’est tout un mécanisme qui se met en place dès le plus jeune âge. Mais pour réussir, il faut que le sportif soit aussi doté d’un mental d’acier qu’il va perfectionner au fil des années. La force mentale vient aussi compléter la force physique qui va forger le sportif. Aujourd’hui encore, nous pouvons le constater, le sport à haut niveau demande des efforts physiques comme psychologiques à haute intensité. C’est tous ces aspects que le sportif doit, au fil des années de formation, peaufiner et chercher à développer pour espérer décrocher le statut de sportif de haut niveau.

 

La carrière de sportif de haut niveau

Une fois la formation passée, le plus dur mais important reste de confirmer. Comme nous avons pu le dire plus haut, le statut de sportif de haut niveau est obtenu assez tôt dans la carrière de l’athlète. A l’âge de 17-18 ans, le jeune sportif peut obtenir ce statut et se retrouver sur liste ministérielle. Mais le plus dur reste à venir. Dans le monde du sport, la concurrence reste rude tant sur le plan individuel que collectif. Au plus haut niveau, pour vivre de son sport, il faut réussir à figurer parmi les meilleurs du sport pratiqué notamment dans des sports moins démocratisés que le football par exemple.

En arrivant dans le monde professionnel, le jeune sportif doit aussi s’adapter rapidement à son nouvel environnement. Chose qui va lui permettre de passer un cap et renforcer son statut pour prouver qu’il n’est pas là par hasard. Chaque saison est une opportunité de se faire remarquer aux yeux du grand public. Sur le papier, cela paraît accessible pour chaque sportif mais le travail en amont mais également en aval joue énormément. Au fur à mesure des années, la charge de travail de l’athlète va augmenter pour permettre à ce dernier d’atteindre son potentiel maximum. Et c’est aussi dans ces moments là que les premières blessures peuvent apparaître.

C’est la capacité de résilience du sportif qui va aussi jouer ici. En réussissant à surmonter différentes épreuves, le sportif va se forger un mental d’acier qui va lui permettre de mieux connaître son corps, son mental. Une phase importante de la construction du sportif de haut niveau qui va lui permettre aussi de réussir au plus haut niveau en élargissant ses compétences. Néanmoins, le plus dur restera de confirmer et de réussir à réaliser toujours de meilleures performances pour côtoyer les sommets un jour ou l’autre.

 

Un processus difficile mais accessible

Comme nous l’avons donc vu au travers de cet article, devenir sportif de haut niveau est accessible à tous dès le plus jeune âge. Mais cela entraîne des sacrifices et des concessions tout au long de la carrière. Le sportif doit savoir mêler le physique et le mental pour avoir un profil le plus complet possible. Désormais, l’Etat n’hésite pas à investir dans des structures et lieux de haute qualité pour permettre aux différents pôles et centres de formation de dénicher les talents de demain.

Un réel progrès donc pour le sport français qui devrait continuer à sortir d’année en année encore plus de sportifs de haut niveau.