Trail

Palmarès

2014 : 6e TNF100 Australie (Manche UTWT)
2015 : 7e Lavaredo Ultra Trail (Manche UTWT) / 1r Trail des Marcaires (Alsace)
2016 : 2e place GTJ200 (ski de fond) / 3e Trail du Petit Ballon 52 km / 1r Trail du Wurzel 52 km / 5e (4e Français) Maxi Race du Lac d’Annecy 83 km, à une place de l’équipe de France de Trail

Originaire d’Alsace où réside sa famille, c’est pourtant à Chamonix (74) que Quentin Stephan s’est installé depuis 4 ans « pour allier au mieux mes entraînements de trail, le travail et mes études. »
Actuellement en première année MSc Business Innovation et Entrepreneuriat (proposé par le CESNI pour les Sportifs de Haut Niveau), Quentin suit ce programme en e-learning ce qui lui permet de gérer au mieux ses impératifs sportifs et personnels. Avant de rejoindre le CESNI, Quentin a suivi une Licence Entraînement Sportif. Il a également obtenu en parallèle des diplômes en tennis, athlétisme, natation et ski alpin. Il connait donc bien le cursus universitaire classique pour les sportifs de haut niveau et ne voulait continuer sur cette voie. Mais quand il a découvert le CESNI et les formations proposées : « Je me suis décidé rapidement ! J’ai un suivi régulier avec les responsables du MSc, mais aussi et surtout avec les profs qui sont vraiment là pour moi et pour répondre à mes attentes du mieux possible. »

Le trail, une philosophie de vie

« Je pratique le trail running depuis maintenant six ans. La première saison fut très riche en expérience car je me suis lancé directement sur un 47 km sans aucune préparation spécifique avec un de mes frères. Puis, je me suis spécialisé dans ce sport que j’affectionne tout particulièrement et dans lequel j’arrive à me retrouver et m’épanouir. Dès ma deuxième saison, j’ai bifurqué vers les longues distances (ultra, supérieur à 100 km). Ça me permet de voyager, de découvrir toujours plus de sentiers, de paysages, de faire de nouvelles rencontres et surtout de me dépasser. »

Les entraînements demandent à Quentin énormément d’investissement et d’abnégation. Une semaine normale oscille entre 15 h et 20 h minimum d’entraînement. Dans les périodes de préparation spécifique, il lui arrive de s’entraîner jusqu’à 40 ou 42 h, tout en alliant le travail et les études : « pas forcément évident, mais j’ai réussi à trouver un rythme cette année. »

Au niveau compétition, Quentin cours en moyenne huit trails par an, dont trois ultra-trail maximum. « J’essaie de monter crescendo dans les distances pour finir par les plus longues. En trail et encore plus en ultra-trail les contraintes peuvent être nombreuses : c’est vraiment un mode de vie qui tourne tout autour de la pratique, à travers une alimentation bien spécifique, du temps consacré à l’entraînement (physique mais aussi et surtout mental) et au repos (élément que bien de sportifs oublient). Tout ce temps là, tu ne le passe pas avec ta famille, tes proches, tes amis ! Il faut arriver et savoir faire la part des choses pour concilier l’ensemble et trouver son équilibre. Il faut essayer de voir le côté positif de toutes ces « contraintes ». Et lorsque tout tes proches sont là pour toi, qu’ils comprennent ta pratique et ton mode de vie, ça aide énormément. »

Une vie avec et pour le trail

Pour Quentin, il est très compliqué en France de pouvoir vivre du sport de haut-niveau, quelque soit la discipline. « On voit énormément de sportifs lutter chaque fin de mois pour arriver à pratiquer du mieux possible leur passion, contrairement à d’autres pays ou énormément de choses sont mises en place pour les aider et leur permettre d’atteindre leurs objectifs. »

« Pour ma part, j’ai eu une opportunité en or dès ma deuxième année de pratique en intégrant un team français d’une grande marque d’outdoor. J’ai vécu trois ans juste extraordinaires !
Le monde du trail est quand même un petit microcosme dans lequel la plupart des coureurs et des managers finit par se connaître. Si les contacts se font un peu plus facilement, il devient de plus en plus dur à l’heure actuelle de trouver des sponsors et des partenaires car les teams ont tendance à réduire leur voilure. Cette année, j’ai décidé d’intégrer le CESNI Team Trail.
 »

« D’un point de vue professionnel, je travaille depuis maintenant trois ans en tant que saisonnier pour la ville de Chamonix (pisteur l’hiver, l’été en salle de musculation et pour la vallée du trail). Par la suite, j’ai quelques idées et perspectives, avec entre autre Team Manager, ce qui me permettra d’allier passion et travail.  J’ai découvert à travers cette première année de MSc le secteur des achats qui pourrait vraiment me correspondre et dans lequel je prends beaucoup de plaisir à travailler. »

D’un point de vue sportif, Quentin souhaite pouvoir vivre de sa passion. « Il me reste à travailler dur et surtout être patient. Un des projets à court terme serait d’intégrer l’équipe de France que j’ai manqué de très peu cette année sur la MaxiRace du Lac d’Annecy ! Mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer d’ici fin octobre pour les Championnats de Monde à Madère. Et puis j’ai quelques projets d’ultra-trail avec encore quelques voyages en terres inconnues ! »